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> Vu dans le magazine Management juin 2015 ! 







> Festival Green Awards 2015 à Deauville 


Tous à vélo avec Jamy ! Softee Bike partenaire pour la deuxième année du Festival Green Awards. Les festivaliers ont pu se déplacer à vélo électrique à Deauville et sa région durant 3 jours ! 






> L'avenir à besoin du vélo 







> L'indemnité kilométrique vélo double les usagers du vélo en entreprise 


C'était l'une des 25 mesures du Plan d'action "mobilités actives" présenté en mars 2014 par le gouvernement. L'indemnité kilométrique vélo a été testée dans 18 entreprises volontaires de toutes tailles, avec plus de 8 000 salariés de concernés au total, entre juin et novembre 2014. Les employés venant en vélo sur leur lieu de travail percevaient 25 centimes par kilomètre parcouru, pour un coût total pour l'entreprise d'une quarantaine de centimes en incluant les cotisations sociales et fiscales. Un plafond était de mise dans la plupart des entreprises, compris entre 30 et 55 euros nets par mois.

Les résultats sont impressionnants, puisque le nombre de cyclistes déclarés a plus que doublé entre le début et la fin de l'expérimentation, avec une hausse de 110%. Pondéré par niveau de pratique, cela représente une hausse de la part modale de 70%.


part modale

Parmi les bienfaits identifiés par les personnes qui ont participé à l'expérience, ce sont les effets positifs sur la santé qui sont le plus mis en avant, notamment par ceux qui n'étaient pas cyclistes auparavant. Les aspects détente, environnement et financiers sont également cités. Les freins concernaient surtout la météo, la quantité de travail ou un éventuel détour à faire.

bienfaits

freins
Autre résultat intéressant, l'expérimentation a permis de réduire de moitié les personnes ayant une activité physique insuffisante parmi celles ayant participé.

activité

Et vous, seriez-vous prêt à aller au travail en vélo si vous étiez indemnisé ?


 





> Dans Le Parisien, mauvais arguments contre les mauvais cyclistes 


« Mauvais cyclistes, les PV vont tomber ! » C’est la une du Parisien ce lundi, à l’occasion d’une réunion à l’Assemblée nationale du Conseil national de la sécurité routière (CNSR), qui va recommander de réduire le montant des amendes pour les cyclistes.

Le but ? Pouvoir les sanctionner plus souvent. A certaines conditions, cela peut être une bonne idée. Sauf que Le Parisien et le CNSR font un peu trop de zèle contre la pédale.

En lisant cet article, on a en effet très envie de sanctionner plus souvent les cyclistes, qui seraient toujours plus fous et plus nombreux, pour les protéger de leur propre insouciance. Sauf que cette vision est erronée. La preuve.

          1. Mourir à vélo est rarissime en ville

L’article du Parisien nous dit d’abord :

« Les cyclistes, désormais de plus en plus nombreux en ville, voient rarement la couleur du PV. Alors que 147 cyclistes ont été tués l’an dernier et que la mortalité à vélo a augmenté de 6%, le Conseil national de la sécurité routière [...] recommandera “d’étendre aux agglomérations le principe d’amendes minorées adaptées aux cyclistes”. »

Sauf que le vélo n’est pas dangereux là où Le Parisien le croit. En juin dernier, Rue89 avait procédé à un toilettage intensif des données (enfin publiées par le ministère de l’Intérieur) des accidents sur les routes françaises en 2012. En se penchant sur les seuls accidents de cette liste impliquant les vélos, Terra Eco avait dans la foulée publié une carte montrant que la majorité (plus de 85%) des accidents mortels à dos de biclou ont lieu en dehors des villes.

Interrogé à ce propos, Dominique Lebrun, coordonnateur interministériel pour le développement de l’usage du vélo, confirmait :

« Il y a plus de décès hors des villes qu’en ville, avec un pic dans certaines régions où il y a beaucoup de cyclotouristes comme dans les Alpes. L’accident classique, c’est un choc avec un automobiliste qui est surpris ou évalue mal les vitesses et n’a pas le temps d’éviter le cycliste. »

Pour le dire crûment, sanctionner les cyclistes qui brûlent les feux rouges en ville n’empêchera pas la mort de ceux qui sont fauchés sur les routes de campagne.

          2. « Plus de cyclistes = plus d’accidents » ? C’est faux

Deuxième extrait problématique dans cet article :

« A Paris, où le nombre de vélos a augmenté de 400% ces dernières années, la préfecture de police a de nouveau mené fin septembre une opération de sensibilisation pour informer les cyclistes des dangers de la route. Sur les sept premiers mois de l’année, les accidents impliquant un cycliste dans la capitale ont fait 450 blessés, soit une hausse de 9% par rapport à la même période l’an dernier. »

On aimerait d’abord connaître d’où vient ce chiffre de 400% de hausse. Selon la dernière enquête globale transport réalisée par le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) et la Direction régionale et interdépartementale de l’équipement et de l’aménagement d’Ile-de-France (Driea IF), on note plutôt un doublement de la pratique (+100%) en Ile-de-France et un triplement (+200%) à Paris entre 2000 et 2010.

Ensuite, les chiffres utilisés pour démontrer l’augmentation du nombre d’accidents sont trompeurs. En se basant non pas sur sept mois seulement mais sur dix ans de statistiques, on constate que le nombre d’accidents a stagné en Ile-de-France alors même que la pratique a augmenté de manière importante.

Cela confirme une règle immuable du cycle : plus il y a de vélos en circulation, moins le risque d’accidents entre vélos et voitures est grand. En bonne partie parce que les automobilistes prêtent plus attention aux cyclistes. Voilà qui interroge, enfin, la responsabilité des véhicules motorisés dans les accidents de cyclistes.

          3. L’imprudence, c’est relatif

A la fin de son article, Le Parisien assure que :

« [L]es accidents [sont] souvent liés à un manque de prudence au guidon. »

On en arrive au cœur du problème : les cyclistes seraient des petits foufous.

Cette affirmation s’appuie sur un sondage commandité par l’assureur MMA et publié quelques jours plus tôt (notons d’ailleurs que MMA est également représenté au sein du CNSR par le groupement des mutuelles d’assurance). On y apprenait notamment que sur 2 183 cyclistes interrogés, 88% reconnaissaient avoir déjà commis une infraction une fois dans leur vie.

Un sondage qui a déplu au journaliste spécialiste de la mobilité Olivier Razemon. Dans une édifiante note de blog, il lançait :

« L’assureur MMA y dénichera des arguments pour proposer (ou tenter d’imposer) une assurance spécifique, voire remettre en cause la loi Badinter de 1985 qui instaure une responsabilité des conducteurs de véhicules motorisés dans pratiquement tous les accidents. »

Et le blogueur de lister dix raisons pour lesquelles les cyclistes commettent des infractions au code de la route. Il y rappelait notamment que brûler un feu rouge ou remonter un sens interdit n’est pas forcement dangereux, au contraire, ou que porter un casque n’est pas la panacée, loin de là.

Ce qui permet, pour une fois, de se mettre dans la peau des cyclistes et d’essayer de comprendre pourquoi ceux-ci ne respectent pas toujours ce code qui n’a été pensé que pour les véhicules à moteur.

          4. Faut-il sanctionner plus souvent les vélos ?

Ce n’est pas parce qu’une mesure est mal défendue qu’elle est mauvaise. Le dispositif visant à verbaliser moins fort, mais plus souvent, les cyclistes a été testé à Strasbourg (Bas-Rhin) et semble là-bas être une bonne idée. Mais il faut rappeler que la ville alsacienne est de loin première au classement des villes où il fait bon pédaler.

Dans beaucoup d’autres villes, sanctionner plus souvent les cyclistes alors même qu’ils peinent à trouver leur place dans le trafic risque de les décourager encore un peu plus. Pour preuve, par exemple, cette vidéo montrant les déboires d’un vélo à Paris face aux infractions... des voitures, scooters et piétons :


https://www.youtube.com/watch?v=gAethD1Io_Y




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